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Le Sénégal présente une structure
démographique relativement jeune. En effet, les jeunes représentent
58% de la population sénégalaise et 47% d’entre eux
sont âgés de moins de 15 ans. Un grand nombre de ces
jeunes est aujourd’hui placé dans la perspective du mariage
précoce, de la maternité précoce, d’une éducation
incomplète et de la menace du VIH/Sida. Ainsi au Sénégal,
34% des filles âgées de 15 à 19 ans sont sexuellement
actives et 20% d’entre elles sont mères (EDSIII, 1997), le
taux de prévalence du VIH chez les 15-24 ans est plus important
que dans la population générale, 30% des enfants âgés
de 9 à 15 ans ne sont pas scolarisés et l’analphabétisme
touche près de 60% des jeunes âgés de 15 à
19 ans.
L’UNFPA/Sénégal travaille depuis
1992 en collaboration avec le Gouvernement, la société
civile et les jeunes dans une approche multisectorielle visant à
assurer un accès approprié à l’information,
aux conseils et aux services pour prévenir les grossesses
non désirées et les IST y compris le VIH/SIDA. L’UNFPA
:
• Promeut l’éducation à
la vie familiale et en matière de population (EvF/EmP) pour
une prise de conscience renforcée des enjeux démographiques
Depuis 1992, l’UNFPA a permis l’introduction des
questions de population dans l’enseignement au Sénégal
à différents niveaux :
-à l’école primaire : par la
généralisation dans le curriculum de base de modules
relatifs à la santé, la famille, les migrations et l’environnement
et par la formation des maîtres et des inspecteurs à
la prise en compte des questions de population ;
-à l’école secondaire : en soutenant
le Groupe d’Etude et de Recherche en Population (GEEP/ONG) qui
met en œuvre des activités d’EvF/ EmP principalement en
matière de prévention du VIH/Sida :
-la création de 253 clubs EvF
animés par des pairs élèves et des professeurs;
-l’animation et la gestion de «
cybers-centres » dans 22 lycées ;
-une prise en charge psycho sociale
des jeunes dans 12 Centres d’Orientation et d’Information ;
-la mise en œuvre d’un modèle
interdisciplinaire d’enseignement de la population qui intègre
les questions de Santé de la Reproduction (SR) des Adolescents.
-dans les écoles coraniques : grâce
à la confiance capitalisée de l’UNFPA auprès
des leaders religieux islamiques, des modules classiques d’EVF/EmP
ont été adaptés aux textes religieux, traduits
en arabe et introduits au niveau des écoles coraniques.
Cette stratégie qui s’est appuyée sur la sensibilisation
et la formation des imams et des enseignants a permis d’atteindre
les jeunes exclus du système scolaire et confirme l’implication
des religieux dans la sensibilisation des problèmes rencontrés
par les jeunes.
• Met en place des Centres Conseil pour Adolescents (CCA)
: Un pari sur la qualité de l’information et des services
de SR.
-L’UNFPA accompagne le gouvernement sénégalais
pour la mise en place et le fonctionnement de 13 CCA implantés
dans des espaces réservés aux jeunes et disséminés
dans 8 régions du pays. Encadrés par un personnel
qualifié (sage femme, psychologue ou assistant social, agent
d’IEC, coordonnateur), les CCA offrent de nombreuses activités
IEC (conférences/débats, théâtre, production
de supports, etc.), des services médicaux de qualité
ainsi que des opportunités de médiation sociale. En
2003, plus de 10.000 jeunes ont bénéficié des
services des CCA sur toute l’étendue du territoire national.
• Introduit des services cliniques à l’école
: Une innovation
-A travers une initiative pilote dans la région
de Dakar, l’UNFPA appuie l’offre de services cliniques et de counselling
en SR à l’inspection médicale des écoles et
dans les infirmeries des lycées. La stratégie mise
en place consiste en la formation et la mise en réseau des
acteurs du secteur de l’enseignement (parents, enseignants, élèves).
• Promeut le renforcement des capacités
des adolescentes au Sénégal à travers une approche
multisectorielle innovante
L’UNFPA exécute en collaboration avec l’UNICEF
un projet depuis 2001 visant à élargir les opportunités
et les choix de vie de 10.000 adolescentes dans les domaines de
l’éducation, de la santé et de l’insertion socio professionnelle.
Cette approche novatrice menée en partenariat avec une dizaine
d’ONG et d’autres agences du Système des Nations-Unies a
permis aujourd’hui :
• d’offrir des services de SR à
des milliers d’adolescentes défavorisées à
travers une clinique mobile ;
• de favoriser l’insertion socioéconomique par des formations
qualifiantes (photographie, transformation de fruits et légumes,
artisanat, informatique, etc.), le développement d’activités
génératrices de revenus (gestion de cyber-cafés,
reportages photos, unité de production, accès au micro-crédit
pour plus de 500 filles ;
• de former 10.000 adolescents ciblées aux compétences
de vie courantes (lifeskills).
Le projet s’inscrit dans la stratégie
nationale en matière de jeunesse et ses acquis ont été
pris en compte dans la Lettre de Politique Sectorielle de la Jeunesse.

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