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Santé de la reproduction des adolescents et des jeunes

Le Fonds des Nations Unies pour la Population apporte son appui aux adolescents et aux jeunes pour élargir leur accès à l’information et à des services adaptés pour prévenir les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles y compris le VIH. Ce travail se fait à travers le renforcement des Centres Conseils pour Adolescents (CCA) et l’intégration des services de santé de la reproduction dans les écoles et les écoles coraniques « Daaras ». UNFPA investit aussi dans les programmes conçus pour répondre aux besoins des jeunes dans les domaines de la santé, de l’éducation, des opportunités économiques et de la préparation à la vie quotidienne.

- Problématique

- Situation au Sénégal

- Stratégie et approche d’intervention

- Quelques résultats obtenus

Problématique :

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Les adolescents sont plus vulnérables et souffrent beaucoup plus que les adultes de l’absence des services de santé de la reproduction adaptés à leurs besoins. En particulier, ce sont les adolescentes issues des milieux défavorisés qui subissent souvent la double discrimination d’être à la fois jeunes et filles.

Dans la plupart des cas, leurs vies se caractérisent par des mariages précoces – qui entrainent l’interruption de leurs études et donc, l’opportunité de devenir des membres productifs et actifs dans le développent social et économique de leurs communautés –, par des accouchements risqués entre les 15 et 19 ans – cause de décès la plus commune pour les filles de ces âges dans le monde -, ainsi que par des violences basées sur le genre (VGB) et une plus grande vulnérabilité à l’infection du VIH/SIDA.

Par conséquent, la fourniture de services de santé de la reproduction adaptés aux adolescents et aux jeunes contribuera non seulement à l’atteinte de leurs droits et besoins, mais aussi à l’interruption du cycle de pauvreté, en créant une force de travail plus saine et qualifiée pour le développement économique.

Situation au Sénégal :

Le Sénégal a expérimenté un ralentissement du rythme d’accroissement démographique de 2,7% en 1976-1988 à 2,4% en 1988-2005 confirmant l’hypothèse de l’amorce de la transition démographique. Ceci s’explique par la baisse de la fécondité (de 6,6 à 5,3 enfants par femme entre 1986 et 2005), le relèvement de l’âge au premier mariage (de 16,4 ans en 1986 à 18,3 ans en 2005) et l’augmentation de la pratique contraceptive moderne (2,4% en 1986 à 10,3% en 2005).

Cette dynamique de changement démographique a en outre engendré une modification de la structure par âge de la population qui s’est traduite par l’augmentation du poids démographique des jeunes (la proportion de jeunes âgés de 15 à 34 ans est passée de 31,6% en 1988 à 58% en 2005)

Pourtant, malgré les progrès faits dans ces dernières années, la proportion de la moyenne totale du taux de fertilité dans le pays attribué aux filles adolescentes reste à 10% et 50% des grossesses se présentent avant l’âge de 19 ans. En outre, l’utilisation de méthodes contraceptives modernes entre les filles âgées de 15 à 19 ans reste très basse, à 4,7% ainsi que le taux d’utilisation total des préservatifs entre les adolescents – qui n’est pas toujours suffisant – avec 45,4% chez des garçons et 34% chez les filles.

Stratégie et approche d’intervention :

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Les activités de l’UNFPA envers les jeunes et les adolescent(e)s au Sénégal visent à promouvoir le développement global de ces derniers afin de leur permettre de mener une vie plus saine et d’obtenir un meilleur accès aux opportunités.

L’UNFPA appuie les partenaires pour développer des activités de plaidoyer pour s’assurer que les aspects liés au développement de la jeunesse soient pris en compte dans les politiques et programmes.

Ces actions de plaidoyer sont accompagnées par des programmes qui privilégient l’éducation, l’apprentissage aux techniques compétences de vie courante, qui améliorent la disponibilité des services de santé de reproduction adaptés aux besoins des adolescents jeunes.

Les stratégies développées sont axées sur (i) le renforcement des capacités des pairs et leur implication dans les activités d’information et de communication, (ii) le renforcement des capacités d’intervention de centres conseils adolescents, (iii) la promotion d’initiatives de développement des compétences à la vie des adolescents et jeunes, (iv) l’offre d’une formation qualifiante (restauration, coiffure et couture) et en compétences de vie courante ) des adolescents issues de milieux défavorisées dans les régions de saint-Louis et Thiès, (v) l’institutionnalisation de l’éducation à la vie familiale y compris dans les écoles coraniques.

Quelques résultats obtenus :

-  une prise de conscience accrue des jeunes scolarisés des problèmes liés à la sexualité et la santé reproductive

-  une utilisation accrue des produits de santé de la reproduction

-  une acceptation du dépistage volontaire

-  une meilleure appropriation par les pairs et bénéficiaires des droits humains

-  une plus grande implication de la communauté éducative dans la santé de la reproduction des adolescents jeunes

 

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