Prévention du VIH/Sida
UNFPA accompagne le Gouvernement dans sa réponse nationale au VIH/SIDA en soutenant les actions de prévention particulièrement en direction des femmes, des jeunes et des groupes vulnérables.
L’épidémie du sida continue d’être une cause majeure de décès dans le monde. Plus de 20 millions de personnes sont mortes du Sida. Des dizaines de millions d’enfants sont orphelins, et quelque 33 millions de personnes vivant avec le VIH. L’épidémie de sida est intégralement liée à la santé sexuelle et reproductive : La majorité des infections à VIH sont transmises sexuellement ou associées à la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Les données épidémiologiques montrent que l’épidémie de sida est en train de reculer. Le nombre de personnes nouvellement infectées par le VIH est en baisse de même que les décès liés au sida sont en baisse. Dans beaucoup de pays parmi les plus touchés, les infections à VIH chez les jeunes ont fortement diminué.
Estimé à 0,7% en 2005, le taux de prévalence du VIH au Sénégal est l’un des plus faibles en Afrique Subsaharienne. L’épidémie est de type concentré avec des taux de prévalence supérieurs à 20% parmi les travailleuses du sexe et autres populations à risque. Elle touche cependant deux fois plus de femmes (0,9%) que d’hommes (0,4%). Cette féminisation du VIH est sous-tendue par la vulnérabilité biologique des femmes à l’infection, une faible utilisation du préservatif lors des rapports sexuels à risque (37,5% chez les femmes et 61,9% chez les hommes) et plus généralement, les rapports inégalitaires entre hommes et femmes. Les résultats de l’EDS-IV montrent en outre que 7,9% des hommes et 9% des femmes ont bénéficié des services de dépistage et parmi ceux-là, respectivement, 4,2% et 2,7% connaissent leur statut sérologique. La fréquence des rapports sexuels à risques, la faible capacité de négociation des femmes, les mouvements migratoires, les perturbations engendrées par la crise casamançaise constituent les principaux facteurs de risques en particulier dans les régions de Ziguinchor (2,2%) et Kolda (2%) où les taux de prévalence du VIH/SIDA sont relativement élevés. La situation de Kolda est d’autant plus préoccupante que le taux d’infection parmi les jeunes de 15 à 24 ans y est relativement élevé avec 2,3% chez les jeunes filles et 1,2% chez les garçons contre 0,3% au niveau national. Afin de préserver durablement les acquis du Sénégal, les orientations stratégiques pour la prévention et la prise en charge adéquate des personnes infectées devront s’appuyer sur les facteurs de risque et de vulnérabilité identifiés au niveau de certains groupes cibles et localités géographiques, en intégrant des interventions spécifiques visant à réduire la stigmatisation et la discrimination liées à l’infection.
Stratégie et approche d’intervention
Les stratégies développées s’articulent autour de (i) renforcement des capacités des pairs et leur implication dans les actions de prévention, (ii) la promotion de stratégies avancées d’offres de services de dépistage volontaire, (iii) la promotion d’initiatives communautaires, (iv) l’implication des radios communautaires et l’extension des kiosques de santé dans les gares routières, (v) la communication pour un changement de comportement, (vi) le renforcement des services de conseil et de dépistage du VIH, (vi) la promotion du préservatif masculin et féminin.
Le Fonds des Nations Unies pour la Population collabore activement avec le Gouvernement pour sécuriser l’approvisionnement des produits de santé en matière de reproduction (contraceptifs, condoms…), prévoir les besoins, mobiliser les financements et mettre en place la capacité logistique au niveau national.
une prise en charge accrue des groupes à haut risque grâce à la multiplication des kiosques santé dans les zones de transit routier
une augmentation du nombre de personnes dépistées (notamment les femmes) dans les centres conseils adolescents et les structures de santé
une utilisation accrue des produits contraceptifs
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