Prévention du VIH/Sida
UNFPA accompagne le Gouvernement dans sa réponse nationale au VIH/SIDA en soutenant les actions de prévention particulièrement en direction des femmes, des jeunes et des groupes vulnérables.
L’épidémie du sida continue d’être une cause majeure de décès dans le monde. Plus de 20 millions de personnes sont mortes du Sida. Des dizaines de millions d’enfants sont orphelins, et quelque 33 millions de personnes vivant avec le VIH. L’épidémie de sida est intégralement liée à la santé sexuelle et reproductive : La majorité des infections à VIH sont transmises sexuellement ou associées à la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Les données épidémiologiques montrent que l’épidémie de sida est en train de reculer. Le nombre de personnes nouvellement infectées par le VIH est en baisse de même que les décès liés au sida sont en baisse. Dans beaucoup de pays parmi les plus touchés, les infections à VIH chez les jeunes ont fortement diminué.
Le Sénégal fait figure de référence dans la lutte contre le sida en Afrique subsaharienne avec une prévalence globale de 0,7%, marquée par une féminisation de l’infection et des disparités régionales à l’intérieur du pays. Toutefois, les jeunes/adolescents sont plus vulnérables car davantage touchés par les nouvelles infections du VIH (0,3% chez les jeunes de 15-24ans).
L’épidémie est de type concentré avec des taux de prévalence supérieurs à 20% parmi les travailleuses du sexe et autres populations à risque. Elle touche cependant deux fois plus de femmes (0,9%) que d’hommes (0,4%). Cette féminisation du VIH est sous-tendue par la vulnérabilité biologique des femmes à l’infection, une faible utilisation du préservatif lors des rapports sexuels à risque (37,5% chez les femmes et 61,9% chez les hommes) et plus généralement, les rapports inégalitaires entre hommes et femmes.
Les résultats de l’EDS-IV montrent en outre que 7,9% des hommes et 9% des femmes ont bénéficié des services de dépistage et parmi ceux-là, respectivement, 4,2% et 2,7% connaissent leur statut sérologique. La fréquence des rapports sexuels à risques, la faible capacité de négociation des femmes, les mouvements migratoires, les perturbations engendrées par la crise casamançaise constituent les principaux facteurs de risques en particulier dans les régions de Ziguinchor (2,2%) et Kolda (2%) où les taux de prévalence du VIH/SIDA sont relativement élevés.
La situation de Kolda est d’autant plus préoccupante que le taux d’infection parmi les jeunes de 15 à 24 ans y est relativement élevé avec 2,3% chez les jeunes filles et 1,2% chez les garçons contre 0,3% au niveau national. Afin de préserver durablement les acquis du Sénégal, les orientations stratégiques pour la prévention et la prise en charge adéquate des personnes infectées devront s’appuyer sur les facteurs de risque et de vulnérabilité identifiés au niveau de certains groupes cibles et localités géographiques, en intégrant des interventions spécifiques visant à réduire la stigmatisation et la discrimination liées à l’infection.
Stratégie et approche d’intervention
UNFPA oriente donc son intervention vers cette cible en promouvant et en développant des stratégies innovantes visant à les protéger des IST/ VIH Sida. Les activités mises en œuvre par le Ministère de la santé et de la jeunesse, les ONG, les partenaires au développement s’intègrent au plan stratégique national de lutte contre le Sida.
Les stratégies développées s’articulent autour de (i) renforcement des capacités des pairs et leur implication dans les actions de prévention, (ii) la promotion de stratégies avancées d’offres de services de dépistage volontaire, (iii) la promotion d’initiatives communautaires, (iv) l’implication des radios communautaires et l’extension des kiosques de santé dans les gares routières, (v) la communication pour un changement de comportement, (vi) le renforcement des services de conseil et de dépistage du VIH, (vi) la promotion du préservatif masculin et féminin.
- Protéger les jeunes des IST/ VIH
Le renforcement de la prévention du VIH/Sida chez des adolescent(e)s/jeunes se fait en particulier en particulier à travers l’information, la sensibilisation, l’éducation par leurs pairs, les actions de conseils et dépistages volontaires anonymes au niveau des Centres Conseil pour Adolescents/Jeunes (CCA). Entre 2007 et 2009, ces actions ont contribué environ à 23% au taux national de dépistage. Les interventions dans le domaine de la santé de la reproduction des adolescents et la prévention du VIH/Sida ont permis d’améliorer le niveau de connaissance de la population âgée de 15 à 24 ans des méthodes de prévention contre la transmission sexuelle du sida.
- Protéger les femmes enceintes du VIH
UNFPA a en outre intensifié son soutien en faveur de la prévention de la transmission mère-enfant (PTME) dans le cadre de l’amélioration de la santé maternelle. L’institution appuie la décentralisation de la PTME dans ses zones d’intervention et son intégration dans le paquet de services de Santé de la reproduction. Le renforcement des services et conseils de dépistage du VIH a contribué fortement à rendre systématique le dépistage du VIH chez les femmes enceintes.
- Protéger les populations à risque du VIH
Les populations à risque, en particulier les routiers, sont également ciblées par les interventions en matière de prévention du VIH. Grâce notamment à l’offre de condoms, d’information et de conseils dans les huit kiosques de santé installés dans les gares routières, la prévalence au niveau de ce groupe est passée de 1,4% à 0,4% entre 2005 et 2010.
De plus, dans le cadre de la sécurisation des produits de santé de la reproduction, le Fonds des Nations Unies pour la Population collabore activement avec le Gouvernement pour sécuriser l’approvisionnement des produits de santé en matière de reproduction (contraceptifs, condoms…), prévoir les besoins, mobiliser les financements et mettre en place la capacité logistique au niveau national.
une prise en charge accrue des groupes à haut risque grâce à la multiplication des kiosques santé dans les zones de transit routier
une augmentation du nombre de personnes dépistées (notamment les femmes) dans les centres conseils adolescents et les structures de santé
une utilisation accrue des produits contraceptifs
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