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Festival de Films sur les Violences Basées sur le Genre

« L’engagement des hommes, une nécessité pour l’éradication des violences basées sur le genre ». C’est le message lancé le 24 novembre 2010 à Dakar par le Ministre du Genre et des Relations avec les Associations féminines africaines et étrangères, les organisations de la société civile et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), à l’occasion de la quatrième édition du festival de films sur les violences basées sur le Genre (VBG).

Le festival de films sur les violences basées sur le genre (VBG) est un maillon important des stratégies de l’Etat du Sénégal pour l’élimination de ce fléau, a expliqué la Représentante du Fond des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Mme Rose Gakuba. Pour elle, il constitue une occasion pour susciter une meilleure prise de conscience des populations sur les VBG et de faire le plaidoyer auprès des autorités, des partenaires techniques et financiers et des décideurs.

La Ministre du Genre et des Relations avec les associations féminines africaines et étrangères, Mme Awa Ndiaye, a pour sa part salué cette initiative. « Ces films qui sont des outils de prévention et de gestion des violences démontrent que les hommes et les garçons sont la clé et la réponse positive pour faire face à ces violences ».

Elle avait, auparavant, déploré les rapports inégaux de genre au sein des familles et dans la société, qui sous-tendent les VBG. « Les femmes sont, en effet, nombreuses à être victimes d’attouchements sexuels, de tentatives ou de viols, suivis bien souvent, de grossesses non désirées et d’avortements clandestins ». Elle a appelé les populations, les décideurs notamment à agir pour mettre fin à ces actes de grande cruauté. « Qui sait et se tait, est complice ».

Même son de cloche du côté des organisations de la société civile. « L’élimination des violences basées sur le genre demeure l’un des défis les plus préoccupants de notre époque. Le devoir d’agir incombe à tout le monde », a souligné la présidente du Réseau des droits humains du Sénégal (Redhus), Mbenda Lamotte. En effet, malgré les efforts du gouvernement, les violences conjugales, les mariages précoces, le viol, l’excision, entre autres, continuent d’influencer la vie des femmes sénégalaises. « Chacun d’entre nous doit promouvoir un milieu politique et social qui exclut à tout jamais la violence », a-t-elle estimé.

Pour cette édition, 3 films sur les VBG ont été primés. Le premier prix est allé à Mbaye Maniang Diagne avec « Amina ». Les deux autres lauréats sont respectivement Adam Sy avec « Chez nous aussi » et Ahmet Saloum Seck avec « Ndobine ».

Après le lancement officiel à Dakar, le festival a silloné pendant 4 jours les quartiers de Dakar, de Tambacounda, Kolda et Matam. Les projections ont été suivies de débats afin d’amener toutes les parties prenantes à parler sans tabous des VBG et briser le mur du silence qui entoure les victimes.

Lire le document de plaidoyer

Lire l’étude sur les violences basées sur le genre

 

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